Pour moi, Exodus fait parti des meilleurs représentants thrash de la Bay Area. Débutant dans les 80's, le terrible Bonded By Blood avait fait un carton à l'époque! Mais ça n'est plus tout à fait le même Exodus qui va sortir ce Atrocity Exhibition - Exhibit A. Paul Baloff, (décédé en 2002 [RIP]) avait été remplacé par Steve Souza à partir de Pleasures Of The Flesh puis par Rob Dukes (à partir de Shovel Headed Kill Machine) toujours de la partie actuellement. De plus, le duo magique Gary Holt/Rick Hulnot s'est vu être amputé de ce dernier, remplacé par Lee Altus.
Après un excellent Shovel Headed Kill Machine, on attend beaucoup de ce nouvel album, présenté sous forme d'album concept puisque le Exhibit B sortira courant 2008.
Malgrès cela, Exodus va nous livrer une performance hors du commun avec un album gigantesque! Aussi bien au niveau de la durée des chansons, qu'au niveau du cover, et du contenu de cette très belle pièce. Et plutôt que de commencer sur du lourd, à nous en mettre plein la tronche, tout débute sur l'intro mélodique mais non moins fantastique de "Call to Arms", déjà on sent le potentiel que possède ces gratteux, du gros calibre dirons-nous! Mais à peine cette courte intro terminée que nous arrive "Rio Act" en pleine figure, et là...c'est frissons garantis! Un bon gros thrash metal haineux à souhait, sans fioritures, cette rythmique 1.2.3 - 1.2.3 est tout simplement géniale, puis débarque Rob et son chant agressif, mais qui demeure quand même assez accessible pour les novices puisque beaucoup moins criard que celui de Paul Baloff ou même Souza.
Tout au long de l'album, Exodus nous expose quelque chose de brutal, quelque chose qui nous laisse cloué sur place, tellement le niveau de maitrise de la brutalité, de la haine de leur thrash metal est évidente! Je retiendrais cette partie de basse angoissante sur "Funeral Hymn", le côté très 80's de "As It Was, As It Soon Shall Be", ou bien le chao total présent sur le morceau titre "The Atrocity Exhibition". Et comment oublier "Children of a Worthless God"...Une intro géniale en solis à deux guitares, suivis d'un des plus gros riffs thrash que j'ai jamais entendu de ma vie. Comment ne pas être assommer par ce gros coup de massue, le son si caractéristique de la prod' des derniers Exodus s'apparente à cela, une prod' qui me fait énormément penser aux usines de metaux, des forges, les bruits qu'on y entend.
Autant dire que c'est du très très lourd, on s'en remet pas, et "Iconoclasm" est bien là pour faire respecter cette loi. L'intro..Elle vous fera headbanguer comme pas possible, la batterie rentre avec un joli numéro de coordination ma foie, et puis c'est le gros riff thrash qui sort, qui vous expulse de votre chaise et qui vous tient en haleine pendant un moment. A en faire pleurer les mamies!
Brutal, haineux, bestial, primitif...Beaucoup d'adjectifs pour désigner The Atrocity Exhibition - Exhibit A, une tuerie du thrash actuel, un groupe désormais retrouvé, même si on en avait eu une belle approche avec le dernier. Tout est dit, le thrash metal se porte de mieux en mieux, de nouvelles perles arrivent alors que d'autres se font attendre mais ne demande plus qu'à éclater. Je pense notamment à l'Exhibit B, suite logique de cet opus, et qui s'annonce lui aussi ravageur.
Avec ce nouvel album, ainsi que le nouveau Death Angel, le nouveau Testament, et peut-être le nouveau Metallica (si celui-ci s'annonce aussi prometteur que Lars Ulrich nous le dit...) les beaux jours du thrash ne sont décidemment pas terminés...
Metallica...Ce nom est mythique, pourquoi? Parce qu'il est connu de part le monde entier et chez une grande majoritée de personnes, que l'on soit metalleu, ou pas.
Mais Metallica comporte (au moins) deux facettes, il y a le groupe de thrash des 80's qui nous a offert de magnifique pièces tel que Master of Puppets, Kill 'Em All, Ride The Lightning et And Justice For All..Puis il y a le groupe qui décide de changer de style; ainsi, le Black Album, tout en restant un peu dans la veine thrash, se voit ralentir considérablement le tempo et insérer de plus en plus des parties plus heavy-rock. Ceci sera par la suite confirmé sur Load, et Reload; quand à St Anger, cet album si spécial et si critiqué, on pourra entre-apercevoir des riffs assez thrashy revenant à la charge, mais bien loin de nos espèrances car cet album demeure pour moi et pour beaucoup un échec total. Le mythe thrash est pour l'instant perdu, peut-être reviendra t-il avec leur nouvel album prévu fin 2008? En attendant, quelques instants nostalgiques pour se replonger dans un de leurs albums à succès: ...And Justice For All.
Nous sommes en 1988, après un choc émotionnel suite au décès de Cliff Burton (le bassiste du groupe), la formation ricainne nous revient avec un album qui peut-être interprété comme un hommage à Cliff. L'ambiance sur ce cd est froide, sombre, le goût de mort qui traine derrière n'y ai surement pas pour rien. Et alors qu'on ne s'y attend pas vraiment, "Blackened" arrive tel un coup de massue, des gros riffs thrash accompagné par la batterie de Lars qui part en folie, puis la voix reconnaissable entre milles de James Hetfield. C'est à en perdre haleine!
L'album est à l'image de ce titre, des gros riffs qui vous font headbanguer tout le long, et des thrasheurs au mieux de leur forme.
Quelques passages mélodiques sublimes, tel que la chanson hommage à Cliff: "To Live Is To Die". Vers les 4min30 du morceau on aura droit à de superbes solis à en frissoner, qui nous ferons défiler les images de Cliff sur scène, entrainant la larme à l'oeil, du grand art.
Et comment penser à cet album sans penser également à "One", le single en quelque sorte, une chanson que beaucoup connaissent. Cette intro à en tomber par terre, puis le chant qui rentre pour nous berçer un peu plus, une fausse balade qui embélie encore davantage ce ...And Justice For All.
Au final le magnifique ...And Justice For All peut-être considéré comme l'album le plus noir, sombre, de la discographie des Metallica. A gros coups de riffs, de superbes solis, de mélodies accrocheuses, et de titres dont la longueure de chacuns ne passe pas en dessous des 5 minutes, on ne peut que se prosterner devant une telle oeuvre. De la pochette mystèrieuse mais tout aussi magnifique, jusqu'au thrash rageure présent au long de cet album, tout est infiniment bien exécuté et ne mérite pas moins que de la fermer et d'écouter une nouvelle fois ce qui est pour moi le dernier chef-d'oeuvre de Metallica.