Judas Priest n'est plus un groupe tout jeune, mais on se souvient toujours de leur passé glorieux et de chacunes de leurs plus belles oeuvres. Pour beaucoup, ils sont considérés comme les rois du Heavy Metal, du vrai heavy, car si pas mal de personnes attribueraient plutôt ce titre à Iron Maiden, Judas Priest reste toujours un peu plus dans cet esprit Heavy justement. Enfin, toujours est-il que ce groupe mythique nous a sortit des mythes justement, et parmis eux le célèbre Painkiller.
Le Painkiller n'est pas seulement considéré comme le meilleur album de Judas Priest, il est aussi apellé comme étant le meilleur de l'histoire du Heavy Metal.
Ces riffs mémoriaux, ces guitares déchainées nous proposant des solos dantesques, des hymnes du heavy, la batterie ultra speed collant bien au tout, et pour finir, le seul, l'unique Rob Halford au chant; qui a dit BEST-SINGER du heavy? Replongeons nous en 1990, sortie du fameux Painkiller...
Coincé entre un Ram It Down tout à fait correct, et un assez bon Jugulator qui voit arriver Tim Owens au chant pour remplacer le départ de Halford, on n'oublie pas Painkiller qui marque le dernier album du groupe avec son chanteur mythique avant que celui-ci ne le quitte (il reprendra pourtant son poste en 2003). Et la performance vocale est de mise sur ce cd, un bon gros chant heavy si caractèristique de monsieur Halford, des envolées dans les aigues difficiles à accrocher pour les non-initiés, mais qui régalent les plus grands fans du Metal God. Accompagné à cela, des guitares ultra speed, réalisants de véritables prouesses lors de leur solos, et tenant des riffs et des mélodies accrocheuses tout au long des morceaux. Et pour mieux représenter cet album, rien de mieux que la chanson-titre: "Painkiller". Une intro qui me plait beaucoup, la batterie part toute seule dans une rythmique hallucinante soutenue par une grosse nappe à la double grosse caisse, pour moi qui suit batteur c'est une démonstration qui me laisse sur le cul.
Mais comment oublier ensuite ce riff magnifique? Puis les solos à répétitions des guitaristes, qui durant les 6 minutes nous montre toute leur maitrise et font preuve de prestations hallucinantes. De cette pièce, on retiendra aussi l'intro de "Metal Meltdown", la guitare speed dans les aigus qui n'est pas sans me rapeller du Van Halen; un morceau préféré: "Between the Hammer & the Anvil", son riff principal est gigantesque, et que dire du solo, surement l'un des plus beaux qu'il m'ai été donné d'écouter.
J'ai passé pas mal de titres pour éviter le côté description détaillé assez lassante, mais rien n'est à jeter sur cette somptueuse galette. On se rend compte que finalement, considérer Painkiller comme l'album représentatif du Heavy Metal, le meilleur de tout les temps, n'est que pure réalitée tant les compos sont recherchés: le chant si travaillé et heavy à souhait, les grosses guitares alternants le speed et le lourd, soutenues par un jeu de batterie énorme et des chorus à en tomber par terre. L'envie d'écouter et de réécouter ce chef d'oeuvre vous prendra plus d'une fois, en tout cas à moi il m'a pris au tripes, l'un de mes albums préférés tous styles confondus.
Quand à la pochette, elle colle parfaitement à cet album, rien à dire de plus.
Force est de reconnaître que Painkiller est le must de tous les temps, comment mettre moins de 20/20 à cet album? Peut-être le seul 20 que je mettrais jamais à un album.