Posté le 12.04.2008 par theultraviolence
Quelques années après un Glorious Burden plutôt moyen à mon goût, et dont l'album marquait l'arrivée du nouveau chanteur d'Iced Earth: Tim Owens, ayant officié dans Judas Priest; et surtout le départ de Matt Barlow, mythique vocaliste du combo ricain; le remarquable Jon Schaffer et sa bande au complet nous reviennent avec un nouvel opus baptisé: Framing Armageddon Something Wicked Pt1. Iced Earth nous fait part là d'un nouveau concept pour le groupe, la suite de ce Framing Armageddon devrait arriver cette année et sera elle aussi inspiré du très bon Something Wicked This Way Comes de '98. Dans le but de pouvoir profiter pleinement de ce nouvel album, il nous faudra avant tout faire abstraction des débats qui avanceraient Barlow comme meilleur que Owens. Le tout n'est en fait qu'une question de goût, on peut très bien apprécier les deux comme en préférer un à l'autre, mais force est de reconnaître que tous deux font image de grosses pointures dans le monde du Heavy Metal.
Et si pour moi LE chanteur d'Iced Earth est en véritée Matthew Barlow, j'ai été bien surpris par Tim Owens. Celui qui a assuré l'intérim pendant le départ de Rob Halford dans Judas Priest a plus qu'une belle voix, il fait vivre d'une certaine manière la musique, possédant certes une voix assez criarde dans les aigus mais qui s'avère être superbe quand on écoute bien. Les doublages de son chant sur les refrains notamment, sont d'une rare qualité et on ne peut que remarquer le très bon travail qu'exécute là le "Ripper". Concernant la musique, c'est du Iced Earth fidèle à lui même, dans la veine des meilleurs albums avec Barlow, le groupe nous propose une musique riche et travaillée, avec des refrains à en couper le souffle et qui ne sortirons pas de votre tête pour un petit bout de temps : "Ten Thousand Strong"; "Retribution Through the Ages"; "Something Wicked, Pt. 1"...Le tout tourne autour d'une ambiance un peu indo-égyptienne, que nous rappellent les multiples titres instrumentaux tels que "Overture" ou "Something Wicked, Pt. 2" ainsi que les quelques intros. Car ce CD de 19 titres n'est (malheureusement?) pas aussi long que vous pourriez le penser, on pourra constater la présence de beaucoup de ces intros avant chaque titres, plus ou moins sympa mais qui donnent de toute façon au tout la vraie notion d'album concept, avec une histoire cachée derrière. En effet cette galette me paraît bien plus attractive quand on l'écoute d'une traite, ces intros et ces titres qui s'enchainent parfaitement peuvent nous faire penser à un livre avec ses chapitres et rend donc le tout encore plus savoureux. Et si la musique est une bonne chose, l'artwork et le packtage en sont d'autres! Car au milieu de ces riffs ravageurs, de ces refrains entêtants, et de ces superbes mélodies, tourne une ambiance spéciale introduite également par ces magnifiques dessins se trouvant dans le livret et dans le packtage CD.
Au final, ce Framing Armageddon a tout pour être un très bon CD de Heavy/Power Metal. C'est d'ailleurs pour cela que je le place dans mes albums favoris, accompagnant tous les autres cds d'Iced Earth qui sont tous pour moi des réussites, certains plus que d'autres mais ce grain de maîtrise est toujours bien présent au fil de la carrière de ce merveilleux groupe! Et pour revenir à la prestation de "Ripper" Owens, elle est bien meilleure que sur The Glorious Burden, et est tout simplement de très bonne facture elle aussi. Bien que préférant Barlow je dois avouer ne pas être déçu Owens, qui nous fait bien vivre la musique que nous offre Mr. Schaffer et ses compères, et qui a de beaux jours devant lui malgrès son départ d'Iced Earth ou plutôt retour du grand Matt Barlow.
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Posté le 08.04.2008 par theultraviolence
Asphyx est un groupe de death metal nous venant des Pays-Bas, magrès que celui-ci balance un death metal à forte identitée et de très bonne facture, le groupe n'est que peu connu. Mais si il y a bien quelque chose à retenir de cette formation c'est bien ce Last One On Earth, surment meilleur album du combo et un classique de death metal. Sortit en 1992 (l'année d'ma naissance!), l'album en question ne pourra que faire remuer les plus grands connaisseurs de death metal, écartant les autres, car de par sa pochette violente (mais néenmoins excellente) et ses riffs brutaux il s'adresse à un public plutôt initié.
Alors que dit cette galette? Et bien quelle mérite parfaitement sa place dans les classiques du genre! Les riffs lourds sont très accrocheurs, la batterie entretient un côté lent et très imposant, et puis que dire de cette voix...Une voix tourmentée et écorchée que nous offre là Martin Van Drunen, qui ressore bien sous cette production parfaite qui donne au tout un aspect clair et net. A l'image des titres "Streams of Ancient Wisdom" ou "Asphyx (Forgotten War)", l'album tourne autour d'une ambiance malsaine que nous inspire également ce cover de très grande classe. On aura le droit à des riffs grandioses et surtout qui nous prennent aux tripes pour un moment, je pense notamment à "The Incarnation of Lust". Le morceau titre est quand même l'un de mes préféré, "Last One On Earth" est une des meilleurs représentation d'un death metal pachydernique et assomant, à gros coups de guitares saturés et toujours poursuivis par ce chant si spécial mais tellement bon quand on s'y habitue.
Ce deuxième essais d'Asphyx est bien le meilleur sans aucuns doutes, nous balançant tout le long du gros death metal fort bien exécuté, on s'en prend plein à la figure durant toute la durée de l'album, ces riffs vous reste encrés dans la tête pour plusieurs jours, et quand à la pochette, elle vous clouera elle aussi sur place tant cette représentation se rapproche de la réalité au niveau du dessin. En gros, le tout est une pure merveille, un must de Death Metal bien trop oublié par les amateurs du genre mais qui fait partie des classiques à possèder pour tous bons amateurs de ce style!
Posté le 07.04.2008 par theultraviolence
Pour moi, Exodus fait parti des meilleurs représentants thrash de la Bay Area. Débutant dans les 80's, le terrible Bonded By Blood avait fait un carton à l'époque! Mais ça n'est plus tout à fait le même Exodus qui va sortir ce Atrocity Exhibition - Exhibit A. Paul Baloff, (décédé en 2002 [RIP]) avait été remplacé par Steve Souza à partir de Pleasures Of The Flesh puis par Rob Dukes (à partir de Shovel Headed Kill Machine) toujours de la partie actuellement. De plus, le duo magique Gary Holt/Rick Hulnot s'est vu être amputé de ce dernier, remplacé par Lee Altus.
Après un excellent Shovel Headed Kill Machine, on attend beaucoup de ce nouvel album, présenté sous forme d'album concept puisque le Exhibit B sortira courant 2008.
Malgrès cela, Exodus va nous livrer une performance hors du commun avec un album gigantesque! Aussi bien au niveau de la durée des chansons, qu'au niveau du cover, et du contenu de cette très belle pièce. Et plutôt que de commencer sur du lourd, à nous en mettre plein la tronche, tout débute sur l'intro mélodique mais non moins fantastique de "Call to Arms", déjà on sent le potentiel que possède ces gratteux, du gros calibre dirons-nous! Mais à peine cette courte intro terminée que nous arrive "Rio Act" en pleine figure, et là...c'est frissons garantis! Un bon gros thrash metal haineux à souhait, sans fioritures, cette rythmique 1.2.3 - 1.2.3 est tout simplement géniale, puis débarque Rob et son chant agressif, mais qui demeure quand même assez accessible pour les novices puisque beaucoup moins criard que celui de Paul Baloff ou même Souza.
Tout au long de l'album, Exodus nous expose quelque chose de brutal, quelque chose qui nous laisse cloué sur place, tellement le niveau de maitrise de la brutalité, de la haine de leur thrash metal est évidente! Je retiendrais cette partie de basse angoissante sur "Funeral Hymn", le côté très 80's de "As It Was, As It Soon Shall Be", ou bien le chao total présent sur le morceau titre "The Atrocity Exhibition". Et comment oublier "Children of a Worthless God"...Une intro géniale en solis à deux guitares, suivis d'un des plus gros riffs thrash que j'ai jamais entendu de ma vie. Comment ne pas être assommer par ce gros coup de massue, le son si caractéristique de la prod' des derniers Exodus s'apparente à cela, une prod' qui me fait énormément penser aux usines de metaux, des forges, les bruits qu'on y entend.
Autant dire que c'est du très très lourd, on s'en remet pas, et "Iconoclasm" est bien là pour faire respecter cette loi. L'intro..Elle vous fera headbanguer comme pas possible, la batterie rentre avec un joli numéro de coordination ma foie, et puis c'est le gros riff thrash qui sort, qui vous expulse de votre chaise et qui vous tient en haleine pendant un moment. A en faire pleurer les mamies!
Brutal, haineux, bestial, primitif...Beaucoup d'adjectifs pour désigner The Atrocity Exhibition - Exhibit A, une tuerie du thrash actuel, un groupe désormais retrouvé, même si on en avait eu une belle approche avec le dernier. Tout est dit, le thrash metal se porte de mieux en mieux, de nouvelles perles arrivent alors que d'autres se font attendre mais ne demande plus qu'à éclater. Je pense notamment à l'Exhibit B, suite logique de cet opus, et qui s'annonce lui aussi ravageur.
Avec ce nouvel album, ainsi que le nouveau Death Angel, le nouveau Testament, et peut-être le nouveau Metallica (si celui-ci s'annonce aussi prometteur que Lars Ulrich nous le dit...) les beaux jours du thrash ne sont décidemment pas terminés...
Posté le 07.04.2008 par theultraviolence
Judas Priest n'est plus un groupe tout jeune, mais on se souvient toujours de leur passé glorieux et de chacunes de leurs plus belles oeuvres. Pour beaucoup, ils sont considérés comme les rois du Heavy Metal, du vrai heavy, car si pas mal de personnes attribueraient plutôt ce titre à Iron Maiden, Judas Priest reste toujours un peu plus dans cet esprit Heavy justement. Enfin, toujours est-il que ce groupe mythique nous a sortit des mythes justement, et parmis eux le célèbre Painkiller.
Le Painkiller n'est pas seulement considéré comme le meilleur album de Judas Priest, il est aussi apellé comme étant le meilleur de l'histoire du Heavy Metal.
Ces riffs mémoriaux, ces guitares déchainées nous proposant des solos dantesques, des hymnes du heavy, la batterie ultra speed collant bien au tout, et pour finir, le seul, l'unique Rob Halford au chant; qui a dit BEST-SINGER du heavy? Replongeons nous en 1990, sortie du fameux Painkiller...
Coincé entre un Ram It Down tout à fait correct, et un assez bon Jugulator qui voit arriver Tim Owens au chant pour remplacer le départ de Halford, on n'oublie pas Painkiller qui marque le dernier album du groupe avec son chanteur mythique avant que celui-ci ne le quitte (il reprendra pourtant son poste en 2003). Et la performance vocale est de mise sur ce cd, un bon gros chant heavy si caractèristique de monsieur Halford, des envolées dans les aigues difficiles à accrocher pour les non-initiés, mais qui régalent les plus grands fans du Metal God. Accompagné à cela, des guitares ultra speed, réalisants de véritables prouesses lors de leur solos, et tenant des riffs et des mélodies accrocheuses tout au long des morceaux. Et pour mieux représenter cet album, rien de mieux que la chanson-titre: "Painkiller". Une intro qui me plait beaucoup, la batterie part toute seule dans une rythmique hallucinante soutenue par une grosse nappe à la double grosse caisse, pour moi qui suit batteur c'est une démonstration qui me laisse sur le cul.
Mais comment oublier ensuite ce riff magnifique? Puis les solos à répétitions des guitaristes, qui durant les 6 minutes nous montre toute leur maitrise et font preuve de prestations hallucinantes. De cette pièce, on retiendra aussi l'intro de "Metal Meltdown", la guitare speed dans les aigus qui n'est pas sans me rapeller du Van Halen; un morceau préféré: "Between the Hammer & the Anvil", son riff principal est gigantesque, et que dire du solo, surement l'un des plus beaux qu'il m'ai été donné d'écouter.
J'ai passé pas mal de titres pour éviter le côté description détaillé assez lassante, mais rien n'est à jeter sur cette somptueuse galette. On se rend compte que finalement, considérer Painkiller comme l'album représentatif du Heavy Metal, le meilleur de tout les temps, n'est que pure réalitée tant les compos sont recherchés: le chant si travaillé et heavy à souhait, les grosses guitares alternants le speed et le lourd, soutenues par un jeu de batterie énorme et des chorus à en tomber par terre. L'envie d'écouter et de réécouter ce chef d'oeuvre vous prendra plus d'une fois, en tout cas à moi il m'a pris au tripes, l'un de mes albums préférés tous styles confondus.
Quand à la pochette, elle colle parfaitement à cet album, rien à dire de plus.
Force est de reconnaître que Painkiller est le must de tous les temps, comment mettre moins de 20/20 à cet album? Peut-être le seul 20 que je mettrais jamais à un album.
Posté le 07.04.2008 par theultraviolence
Metallica...Ce nom est mythique, pourquoi? Parce qu'il est connu de part le monde entier et chez une grande majoritée de personnes, que l'on soit metalleu, ou pas.
Mais Metallica comporte (au moins) deux facettes, il y a le groupe de thrash des 80's qui nous a offert de magnifique pièces tel que Master of Puppets, Kill 'Em All, Ride The Lightning et And Justice For All..Puis il y a le groupe qui décide de changer de style; ainsi, le Black Album, tout en restant un peu dans la veine thrash, se voit ralentir considérablement le tempo et insérer de plus en plus des parties plus heavy-rock. Ceci sera par la suite confirmé sur Load, et Reload; quand à St Anger, cet album si spécial et si critiqué, on pourra entre-apercevoir des riffs assez thrashy revenant à la charge, mais bien loin de nos espèrances car cet album demeure pour moi et pour beaucoup un échec total. Le mythe thrash est pour l'instant perdu, peut-être reviendra t-il avec leur nouvel album prévu fin 2008? En attendant, quelques instants nostalgiques pour se replonger dans un de leurs albums à succès: ...And Justice For All.
Nous sommes en 1988, après un choc émotionnel suite au décès de Cliff Burton (le bassiste du groupe), la formation ricainne nous revient avec un album qui peut-être interprété comme un hommage à Cliff. L'ambiance sur ce cd est froide, sombre, le goût de mort qui traine derrière n'y ai surement pas pour rien. Et alors qu'on ne s'y attend pas vraiment, "Blackened" arrive tel un coup de massue, des gros riffs thrash accompagné par la batterie de Lars qui part en folie, puis la voix reconnaissable entre milles de James Hetfield. C'est à en perdre haleine!
L'album est à l'image de ce titre, des gros riffs qui vous font headbanguer tout le long, et des thrasheurs au mieux de leur forme.
Quelques passages mélodiques sublimes, tel que la chanson hommage à Cliff: "To Live Is To Die". Vers les 4min30 du morceau on aura droit à de superbes solis à en frissoner, qui nous ferons défiler les images de Cliff sur scène, entrainant la larme à l'oeil, du grand art.
Et comment penser à cet album sans penser également à "One", le single en quelque sorte, une chanson que beaucoup connaissent. Cette intro à en tomber par terre, puis le chant qui rentre pour nous berçer un peu plus, une fausse balade qui embélie encore davantage ce ...And Justice For All.
Au final le magnifique ...And Justice For All peut-être considéré comme l'album le plus noir, sombre, de la discographie des Metallica. A gros coups de riffs, de superbes solis, de mélodies accrocheuses, et de titres dont la longueure de chacuns ne passe pas en dessous des 5 minutes, on ne peut que se prosterner devant une telle oeuvre. De la pochette mystèrieuse mais tout aussi magnifique, jusqu'au thrash rageure présent au long de cet album, tout est infiniment bien exécuté et ne mérite pas moins que de la fermer et d'écouter une nouvelle fois ce qui est pour moi le dernier chef-d'oeuvre de Metallica.